mercredi, juin 28, 2006

Milan : Chiesa Rossa de Dan Flavin



Actualisé septembre 2015

Photo : Dan Flavin, “monument” for V. Tatlin, 1964 – Collection François Pinault

Né aux Etats-Unis au milieu des années 60, interprété comme une réaction au débordement subjectif de l’Expressionnisme abstrait et à la figuration du Pop art, le MINIMALISME est caractérisé, entre autres, par un souci d’économie de moyens. Il hérite du célèbre principe de l’architecte Mies Van der Rohe « Less is more », des œuvres de Malevitch, et reconnaît le peintre abstrait Ad Reinhardt , comme l’un de ses pionniers. Le Minimalisme regroupe des artistes tels que Dan Flavin, Frank Stella, Donald Judd, Carl Andre... Le Minimalisme a profondément marqué l’évolution de l’art contemporain. Incarnant la tendance américaine dominante à la fin des années 60, il a suscité de nombreuses réactions. Ainsi, dès sa naissance, le mouvement Arte Povera, – qui se fonde sur la conscience politique de l’artiste et une idée de la « pauvreté » de l’art dans le sens d’une précarité nécessaire – s’est opposé directement à la sophistication volontairement froide et neutre du Minimalisme . Mais le Minimalisme est aussi à l’origine , d’une part importante de la sculpture contemporaine et de l’Art conceptuel lequel prolonge le souci d’économie de moyens jusqu’à privilégier l’idée sur la réalisation. Son influence se retrouve jusque dans le design actuel, par exemple dans les créations des frères Bouroullec.
Photo : the diagonal of May 25, 1963 (to Constantin Brancusi), 1963
Dan Flavin (1933-1996), artiste américain, accomplit en 1963 un geste décisif pour sa carrière et pour l’art, lorsqu’il positionna en diagonale dans son atelier un tube de néon, le premier d’une longue série puisqu’il devint le matériau unique de l’artiste. Son succès ne fut pas immédiat et il fut difficile de le rattacher à l’un des courants de l’époque. Ses œuvres qui ne manquaient ni de “rigueur”, ni “d’austérité” pour être “minimalistes”, dégageaient en effet une charge émotionnelle inconnue vis-à-vis des autres artistes du mouvement. Aujourd’hui Dan Flavin est considéré comme un des artistes majeurs du XXe siècle.
“DAN FLAVIN - RETROSPECTIVE ” ;  Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (9 Juin - 8 Octobre 2006)




Photos de l‘église : Massimo Ripani
Milano (12 mai 1996) : Don Guilio Greco, curé de la paroisse de Santa Maria Annunciata in Chiesa Rossa, écrit à Dan Flavin pour lui demander de l’aider à rendre son église plus conviviale, plus “inspirée”... Indirectement sollicité, il avait déjà refusé car il souffre, d’une part, d’un grave diabète et surtout parce qu’il n’a jamais accepté d’intervenir dans des monuments religieux consacrés. Jeune séminariste chez les Jésuites, il avait gardé un très mauvais souvenir de l’Eglise catholique... 
Contre toute attente pourtant, à la réception de la lettre du padre Giulio, il accepte. À partir de ce moment, se met en place un extraordinaire mécénat, qui va soutenir le projet, c’est-à-dire la collectionneuse Laura Mattioli Rossi et deux grandes fondations que sont la Dia Fondation de New York et la Fondation Prada de Milan. Flavin envoie son assistant Steve Morse photographier et faire le relevé de l’église et malgré son hospitalisation, boucle le projet de l’installation le 27 novembre, deux jours avant de mourir. 
Elle sera inaugurée pour le premier anniversaire de sa mort. L’église sans grand intérêt architectural se trouve dans un quartier sud de Milan sans grand charme. Flavin a redessiné l’espace avec ses tubes de couleurs. La voûte de la nef centrale s’illumine d’un bleu intense qui va se dégradant dans les nefs latérales. Une chaude lumière rouge inonde le transept tandis que l’abside et l’autel rayonnent des ors tels ceux des mosaïques byzantines. C’est le soir que les lumières prennent toute leur intensité quand les ultraviolets traquent et exaltent tous les blancs présents dans l’église, aussi bien celui des murs que celui des vêtements des fidèles ou visiteurs. 
L’église n’est pas un très beau monument, mais ironie de cette histoire (religieuse), ce sont finalement les lumières de Flavin qui vont lui apporter le “supplément d’âme”. Un pied de nez, peut-être, à cette religion qui manifestement lui posait problème ?


 


LIENS
 MILAN : Design La Linea Italiana (mars, 2006)
MILAN : Expo Canova à la Cour des Tsars (guide autour du Palazzo Reale/Duomo)
MILAN CONTEMPORAIN (guide autour de Zona Tortosa)

lundi, juin 19, 2006

Actu : mafia, le naufragé de la Méduse





La MAFIA est originaire d'Italie du Sud, où ce type d'organisation a été identifié et caractérisé dès le XIXe siècle. Cinq organisations mafieuses sont recensées en Italie méridionale : La Camorra en Campanie, La Cosa Nostra en Sicile, La Ndrangheta en Calabre, La Sacra Corona Unita dans les Pouilles, La Stidda encore en Sicile.

Les organisations criminelles considérées comme des mafias stricto sensu par les criminologues sont, outre les mafias italiennes, les Triades chinoises, les Boryokudan japonais (dont les membres sont appelés « Yakuza »), la mafia italo-américaine, la Mafiya russe, la Maffya turque et la mafia albano-kosovare.
D'autres groupes criminels, tels que les cartels colombiens, les clans nigérians, les posses jamaïcains, la pègre du sud de la France, etc… ne peuvent pas être qualifiés de « mafias » au sens strict, dans la mesure où leurs caractéristiques ne correspondent pas aux critères de définition d'une mafia (stade symbiotique d'intégration dans la société, espérance de vie des institutions supérieure à celle des individus en place…).

La mafia fonctionne sur un modèle d'économie parallèle ou souterraine. Elle cherche à contrôler les marchés et les activités où l'argent est abondant, circule en argent liquide et est facile à dissimuler au fisc. La plupart des activités commerciales usuelles sont utilisées, que ce soit comme paravent à des activités illégales ou comme moyen de blanchiment de l'argent récolté. Ces activités recouvrent aujourd'hui des domaines des plus variés : la vente d'armes, la contrefaçon, le trafic de drogue, le trafic d'êtres humains, les jeux d'argent (paris, casinos ...), le proxénétisme, le racket, le vol.

Sa méthode, en général, la mafia préfère recourir à l'intimidation, la corruption ou le chantage plutôt qu'à la force pour contraindre ceux qui lui résistent. De cette manière elle attire moins l'attention du grand public sur elle. Mais il arrive régulièrement que pour se débarrasser de concurrents ou de témoins gênants ou de traîtres, les mafias usent de méthodes brutales : guerres de gangs pour la prise de contrôle d'un territoire ou d'un marché, assassinat de témoins, de complices ou de juges avant un procès en sont quelques exemples

L'Italie a réussi à donner quelques coups significatifs aux organisations mafieuses qui œuvraient sur son territoire. Les procès à grande échelle (opération « mains propres ») dans les années 1990 ont permis l'arrestation de plusieurs figures emblématiques de la mafia locale, tout en mettant hors d'état de nuire de nombreux politiciens véreux.
L'assassinat particulièrement démonstratif des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino (au moyen d'une tonne de TNT dans chaque cas) donna malheureusement un coup d'arrêt grave à cette action.
Le 30 novembre 2004, plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Naples, pour protester contre la mafia locale Camorra. En 2004, les règlements de compte entre bandes mafieuses rivales, ont fait 119 morts, surtout dans les quartiers défavorisés de Scampia et de Secondigliano. Cette guerre mafieuse n'a pas encore atteint l'ampleur de celle qui avait fait 273 morts dans la seule année 1981 ; à suivre
Photo : La Méduse, Caravage (Musée des Offices, Florence)



L'ERADICATION

La seule chose à faire : les capturer vivants, les dépecer, les désosser et les couper en rondelles ...
très légèrement farinées, enrobées d’œuf battu en omelette et frites 2/3 minutes dans de l’huile bouillante, puis épongées sur du papier absorbant, ces bêtes à tentacules (calmars en l’occurrence) se transforment en délices ; servir avec juste un jus de citron comme à Venise, avec une petit hachis ail-persil comme à Marseille ou avec une sauce mayo-moutarde-cornichons (sauce tartare) comme en toscane. (500 gr de calmars, 2 œufs)Tableau d’Hervé Maury : www.hervemaury.com



Filmographie
La Trilogie du Parrain, de Francis Ford Coppola
Les Affranchis, de Martin Scorsese
Casino, de Martin Scorsese
Scarface, de Brian De Palma
Donnie Brasco, de Mike Newell
Ligne de vie, film franco-russe de Pavel Lounguine, (prix du Jury F. de Cognac)

Gomorra, de Matteo Garrone (Grand Prix F. de Cannes 2008)
Il Divo, de Paolo Sorrentino (Prix du Jury, F. de Cannes 2008)

mardi, juin 13, 2006

Bonne fête, papa




Les enfants, on revient de loin ! Saviez-vous que chez les Romains, c'est le père qui décidait si l'enfant né dans la maison deviendrait le sien. S'il faisait le geste de le soulever, il l'acceptait. Sinon, l'enfant était placé sur les marches du temple pour y être dévoré par les bêtes sauvages, à moins qu'un passant compatissant ne le recueille. Mais ce n'était pas gagné pour autant : le pater familias concervait le droit de le vendre ou de le tuer...
Photo : Andres Serrano, The Interpretation of Dreams, 2000

Enfin, l'été


Bonnes vacances



Photo : Riccione, agosto 1997 - Massimo Vitali (détail)

Agriturismo : vacances avec les enfants

Sicile : VAL DI NOTO patrimoine de l'humanité







SYRACUSE

La mer, des sources...les eaux baignent l'histoire de Syracuse. Son nom, celui du marais voisin Syraka, l'île d'Ortygie, le berceau grec, qui semble sortir de l'eau "comme Vénus Anadyomène". À l'est la haute mer, à l'ouest les eaux calmes de Porto Grande qui fut fatal à la flotte athénienne. Au bout de l'île la source d'eau douce Aréthuse et aux portes de la ville la source Ciane qui tiennent une place importante dans la mythologie. Toujours de l'eau avec Archimède qui "Euréka, Euréka" découvrit son célèbre principe en prenant un bain dans sa ville natale. Dans ses Verrines, Cicéron distingue déjà les "quatre villes" qui composent la cité : Ortygie, qui est toujours l'âme de Syracuse. Les Grecs occupèrent ensuite la terre ferme : d'abord sur les pentes de l'Achradine, puis plus au nord Tyché, enfin vers l'ouest fut construite Neapoli (la ville Neuve)


VAL DI NOTO
Parmi les huit villes classées par l’Unesco au Patrimoine Mondial de l’Humanité : Caltagirone, Catania, Militello in Val di Catania, Palazzolo, nous nous intéresserons à celles du VAL DI NOTO : Modica, Noto, Ragusa ibla et Scicli in val di Noto.
Ces villes qui furent pour certaines complètement détruites par le tremblement de terre de 1693, vont renaître dans les formes triomphantes du “baroque tardif” et selon un plan d’urbanisme savant : division des quartiers selon des critères de hiérarchie sociale et par des perspectives monumentales se centrant sur les lieux de culte, envisagés comme centres de la vie publique. La somptuosité de l’architecture qui allait naître du séisme est à relier au contexte politique de l'époque : la Sicile, en effet, officiellement sous administration espagnole, était en réalité dirigée par l’aristocratie locale. Cette évolution fut encouragée par le duc de Camastra, nommé vice-roi par les Espagnols en vue d'apaiser les nobles siciliens. La Sicile comptait en effet plus d'aristocrates au kilomètre carré que n'importe quelle autre région européenne.


NOTO
L'un des plus bels exemples du nouvel urbanisme baroque peut être admiré à Noto, une ville reconstruite à environ dix kilomètres de son site original sur les hauteurs du mont Alveria. Les ruines de l'ancienne cité, appelée Noto Antica, peuvent toujours être visitées. Le nouveau site fut choisi plus plat que le précédent, pour faciliter l'application d'un plan géométrique où les rues principales sont tracées d'est en ouest tenant compte de l'inclinaison du soleil. Beaucoup d’architectes coopérèrent à la reconstruction, mais Rosario Gagliari fut sûrement le plus inventif : à la rigueur géométrique du tracé, les palais, les églises, les couvents, les balcons se couvrent de volutes, de masques, de putti joufflus, de grotesques... une exubérance décorative à classer parmi les créations les plus originales de l’art baroque sur l’île, reflet idéal de la personnalité de la Sicile.
L’axe principal est le Corso Vittorio Emanuele avec ses trois places et ses trois églises et la proximité du Giardino Pubblico, où bougainvillées et palmiers rivalisent, lieu préféré des locaux pour la passagiata.
Sur la Piazza Immacolata se trouve l’église baroque de San Francesco all’Immacolata (que l’on doit à Sinatra) avec à sa gauche le Monastère del Santissimo Salvatore et le Couvent de Santa Chiara, par Gagliardi à sa droite.
Sur la Piazza Municipio se dresse le Palazzo Ducezio et la majestueuse cathédrale (chiesa Madre), le Palazzo Vescovi et le Palazzo Landolina di Sant’Alfano. En face le Palazzo Ducezio par Sinatra.

À proximité, la Via Nicolaci avec l’église de Montevergine de Sinatra, mais surtout la longue double rangée de maisons baroques parmi lesquelles se distinguent le Palazzo Nicolaci di Villadorata avec ses extraordinaires balcons ventrus et sa multitude de sirènes échevelées, de griffons, de centaures qui se déchaînent. Au milieu du mois de mai a lieu “l’infiorita”, une tradition qui couvre toute la rue d’une mosaïque de tableaux floraux très spectaculaire.
Proche du Corso Vittorio Emanuele encore, l’important complexe de l’Eglise Jésuite et de son collège flanqué de monstrueux barbus aux seins nus, attribué à Gagliardi.
Piazza XVI Maggio, on remarquera pour l’essentiel l’Eglise de San Domenico toujours de Gagliardi avec un bel intérieur de marbre et de stuc et le délicieux jardin Villetta d'Ercoleri.
Via Cavour, c’est ici que se trouvent les plus beaux palais : Palazzo Astuto (no. 54), Palazzo Trigona Cannicarao (no. 93), via Coffa, Palazzo Impellizzeri et Via Sallicano l’Eglise dul Santissimo Crocefisso de Gagliardi qui conserve la Madonne de la Neige, une belle peinture de Francesco Laurana.


RAGUSA
Ragusa subit elle aussi des dégâts importants lors du tremblement de terre de 1693. La ville comprend deux quartiers, Ragusa Ibla (ville-basse) et Ragusa Superiore (ville-haute), séparés l'un de l'autre par un profond ravin appelé le Valle dei Ponti, reliés par un long escalier de 340 marches
RAGUSA IBLA
Sur la piazza del Duomo de Ragusa Ibla, Rosario Gagliardi a concentré l’essentiel des palais et les deux églises les plus importantes de la ville. Dominant la piazza, l’Eglise San Giorgio, (1738), considérée comme son chef-d’œuvre. Au cours de la construction de l'édifice, Gagliardi sut tirer parti des difficultés du terrain en pente : l'église domine un escalier de marbre particulièrement massif, clos par une très belle grille en ferronnerie. Le clocher de l'édifice semble se propulser depuis la façade, un effet encore accentué par les colonnes et les piliers adossés aux murs en courbe. À l’autre bout, l’église de San Giuseppe abondamment ouvragée elle aussi. Parmi les palais, il faut entrer dans le Circolo di Conversazione, un club réservé, un temps, aux notables, et qui vous plonge dans un univers viscontien.
C'est le long d'une allée reliant Ragusa Ibla à Ragusa Superiore qu'a été édifiée l'église Santa Maria delle Scale. La moitié détruite fut reconstruite dans un style baroque, tandis que la partie subsistante d'inspiration gothique et normande fut conservée.
Le Palazzo Zacco est l'un des bâtiments baroques les plus remarquables de la ville : ses colonnes corinthiennes soutiennent d’élégants balcons en fer forgé ornés de putti qui apportent la touche burlesque qui doit attirer l’œil du passant.
RAGUSA SUPERIORE, le quartier le plus endommagé de la ville, fut entièrement repensé après 1693 selon un plan centré autour de la cathédrale, avec des palais qui ont seulement deux étages et une longueur inhabituelle, probablement pour limiter les dégâts en cas de nouveau séisme. La cathédrale Saint Jean-Baptiste de Ragusa Superiore a été construite entre 1718 et 1778.


MODICA
Nichée au pied du mont Iblea, la ville se partage le territoire entre Modica Alta dont les charmantes maisons en pierres s’adossent à la montagne et Modica Bassa dans la vallée qui s’est ensuite agrandie à d’autres lieux-dits. Le cœur de la ville reste celui qui fut reconstruit après le séisme. La Cathédrale San Giorgio compte parmi les plus importants et les plus intéressants monuments religieux en Sicile. On la doit (du moins les plans) à Rosario Gagliardi, auteur du San Giorgio à Ragusa. Ce qui a tout de suite créé une rivalité entre les deux villes qui revendiquent la plus belle... Son site est théatral, s’offrant au regard depuis ces deux cent cinquante marches qui la précèdent... Sa reconstruction lui adjoint, deux nefs et une superbe façade monumentale. L’intérieur est tout aussi majestueux, surmonté d’une coupole qui s’élève à trente-six mètres et orné de peintures représentant la vie de Saint-Georges et de Saint-Martin. Dans la rue principale, une envolée d’escaliers conduit jusqu’à l’Eglise san Pietro, érigée au XIVe siècle mais reconstruite au XVIIe, surmontée des statues des douze apôtres. On retiendra aussi l’Eglise de santa Maria de Bethlehem, l’Eglise del Carmine. Le Palazzo de Leva un des plus beaux bâtiments de Modica, et le Palazzo Polar près de San Giorgio. Dans Moisa Alta, à voir le Palace Tomasi-Rossi et la cathédrale San Giovanni.


SCICLI
Le patrimoine architectural, artistique et historique de Scicli est tout aussi monumental. Gravement détruite elle-aussi, sa reconstruction au XVIIIe offre la particularité d’avoir mélanger les styles sur un site pourtant peu étendu. La via Francesco Mormina Penna, témoigne de cette variété stylistique : baroque, néoclassicisme, rococo se côtoient élégamment. (Eglise S. Bartolomeo, Eglise de S. Matteo, Eglise de S. Giovanni Evangelista, Eglise de S. Ignazio, Eglise de S. Teresa. Palazzi Beneventano et Spadoro).
On peut terminer la promenade du val di Noto avec l’Eglise dell’Annunziata à COMISO et les palais Cultrera et Pennavaria à CHIARAMONTE GULFI.

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GUIDE PRATIQUE

LES PLAGES
CALA BERNARDO-BALATA
La crique de la Balata se trouve à 5 Km de Noto, accessible aussi à vélo. Sur ce bout du littoral rocheux qui encadre le petit port de pêcheur de Cala Bernardo, s’est niché néanmoins une plage, qui n’est pas donc pas isolée, et dont les eaux sont toujours très claires et très poissonneuses. Idéales pour ceux qui aiment la plongée et la pêche sous-marines. Une curiosité : à la pointe de la petite calanque il y a une toute petite crique en forme de cœur appelée “il cuore di mala cala”.

LIDO DI NOTO
La plage du Lido di Noto se trouve à 5 km de Noto facile d’accès. Certaines portions sont aménagées avec transats et parasols, il y a des bars et l’on peut louer des pédalos. Les résidents définissent la plage en trois parties : la prima scaletta fréquentée surtout par des enfants et des ados, la seconda scaletta et la terza scaletta. Populaire et fréquentée.



ELORO
Accès par le Lido di Noto et par un petit chemin de terre qui passe près de l’Hotel Eloro.C’est une très grande plage qui malgré la proximité du Lido di Noto reste isolée et dont la taille permet d’être parfaitement tranquille.





CALAMOSCHE
La plage de Calamosche se situe entre Noto et Pachino, sur le littoral de “l’Oasis de Vendicari” Pour y accéder après être entré dans le domaine réservé on doit marcher un bon bout de chemin à pied. Mais ces “courageux” seront récompensés par la beauté du site sauvage et peu fréquenté. La plage circonscrite entre deux promontoires rocheux et offre des eaux calmes et transparentes


PLAGES DE VINDICARI
Depuis la porte principale de l’Oasis di Vendicari, on fait un petit bout de chemin à pied avant de prendre le pont de bois qui conduit directement sur la plage. Insérée dans ce site protégé, la plage offre une très longue bande de sable blanc et fin et un magnifique panorama : avec à gauche l’ancienne tonnara et sur la droite l’îlot de Vendicari. Outre les baignades et les bains de soleil, on peut en profiter pour faire une balade dans la réserve ou visiter la “thonnerie”.



SE LOGER
SYRACUSE
Musciara Siracusa Resort.....www.siracusaresort.it
Hotel Gutkowski.....www.guthotel.it
Grand Hotel Minareto…www.grandhotelminareto.it/index_fra.html
 

MARINA di RAGUSA
LA MORESCA
Via Dandolo, 63
Tél. (0)9 32 23 94 95
info@lamorescahotel.it

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 DONNALUCATA
HOTEL DONNALUCATA
BEACH RESORT

à 3 km de Marina Ragusa
tel. +39 932 850285 

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http://www.donnalucataresort.com
Luxe à l’américaine, plage aménagée (navette)
piscine, tennis




GIUBILIANA -
EREMO DELLA GIUBILIANA
à 7 km au sud de Ragusa 
 tél. +39 932 669 119 
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charme et chic
Transfert aéroport de Catania
Emplacement privé à la plage – Piscine
visiter avec ou sans chauffeur
à pied, à cheval, en VTT ou Land Rover.


MODICA
CASA TALIA

Via Exaudinos, 1/9
T. 0932.752075
Cell. Marco 335.5486656
info@casatalia.it - www.casatalia.it

MASSERIA CIANCI
Ospitalità Rurale Cianciò
C.da Cianciò - Graffetta - Modica (RG)
Tel. 366 4127175 (oppure 335 330299)
info@masseriaciancio.it

www.masseriaciancio.it




 PALAZZO FAILLA
Via Blandini, 5
T. 0932-94 10 59
info@palazzofailla.it
www.palazzofailla.it 
Restaurant
La Gazza Ladra
Belles et confortables chambres
dans une demeure du XVIIe au cœur de
Modica alta.



LIDO DI NOTO
CORTE DEL SOLE Agriturismo
Localita' Eloro/Pizzuta
C.da Bucachemi
T. 0931 820210
info@lacortedelsole.it
www.lacortedelsole.it
Double à partir de 80€
Bar - Restaurant


GASTRONOMIE
Entre les pentes du mont Iblei et la côte ionienne, l’arrière-pays embaume des parfums du maquis méditerranéen et des senteurs d’orient : citronnier, oranger, pistache, amande, cannelle, jasmin et caroubier parfument la brise et la cuisine. La statale 15, qui suit la côte, est changeante selon qu’elle côtoie les champs d’amandiers, les serres ou les plantations de caroubiers…

À NOTO rien de mieux que la boulangerie Panificio Sarta pour ravitailler le pique-nique en bon pain cuit au four à bois (amandier et olivier), en pizzas, focaces et autres spécialités locales. Le soir on peut dîner à la Trattoria del Crocefisso (via Principe Umberto, 46 ; T. 0931 57 11 51, fermé mercredi). Au menu, pâtes fraîches maison et pêche du jour. Ou bien, à la Trattoria delle Carmine (via Ducezio 1, fermé le lundi). On ne quitte pas Noto sans une visite au Caffè SIcilia (corso V. Emanuele, 125) : gelati, granite al limone e mandorla, confitures, crèmes et pâtes de fruits.

Un petit crochet à AVOLA, pour prendre sur la piazza de la cathédrale Umberto 1°, au Caffé Finocchiaro, un café ou une granita parfumés à l’amande accompagnés de pâtisseries et autres gourmandises comme les fruits en pâte d’amande, la spécialité du pays.


Toujours un peu plus au sud, à Pachino, dirigez vous vers le petit port de pêche de MARZAMEMI, connu pour la tonnara des princes de Villadorata. À défaut d’acheter chez Salvatore Campisi (via Marzamemi 12) du poisson frais, vous pourrez ramener la précieuse poutargue.
Là vous n’êtes pas très loin de PORTOPALO di CAPO PASSERO, l’extrême pointe est de la Sicile, royaume des pêcheurs, où Mauri 1987 (via Tagliamento 22, fermé mardi) est l’endroit rêvé pour déguster soupe de poissons, cigales de mer et thon pêchés le jour même.
En rentrant dans les terres, à l’Azienda Agricola Giorgio Nobile (Rosolini, via Immacolata 107) vous pourrez goûter la saveur particulière de l’huile d’olive sicilienne.



Lors de votre visite à MODICA, déjeuner à la Locanda del Colonnello (vicolo Biscari, 6) la pasta con sarde e mandorle et le coniglio a stimpirata ; les gourmands feront une halte à la pâtisserie d’Elvira Roccasalva pour essayer les très curieux Mpanatigghi farcis à la viande et au chocolat et la fameuse torta Savoia.

Le fromage ragusano, connu sous le nom de caciocavallo a acquis en 1996, l’appellation d’origine contrôlée. À RAGUSA IBLA, à la Casa del Formaggio d’Angelo Dipasquale (corso Italia 387), un spécialiste en la matière, vous trouverez un très bel assortiment de cette production artisanale. Quant au meilleur de l’œnologie régionale, vous la trouverez à L’Enoteca Ristorvip, (via Orso Maria Corbino, 29) parmi lesquels les Moscato di Siracusa, Eloro (Frappato et Nero d’Avola) et Moscato di Noto. Autre bonne soirée, un dîner de cuisine régionale créative dans le Baglio La Pergola, une sympathique auberge de campagne (Selvaggio-Ragusa, fermé mardi).

Si vous poussez jusqu’à CHIARAMONTE GULFI, Majore (via Martiri Ungheresi 12, fermé lundi) propose de la charcuterie faite maison et des canolli à la ricotta presque aussi bons que ceux de Trapani.





REPÈRE CARTOGRAPHIQUE
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Bibliographie
Voyage en Sicile, Dominique Vivant-Redon (Le Promeneur/Gallimard)
Le Speronare – La Sicile, impressions de voyage, Alexandre Dumas (Ed. Desjonquères)
Le radeau de la Gorgone - Promenade en Sicile, Dominique Fernandez (livre de poche)
En Sicile, Guy de Maupassant (Ed. Complexe)
Sicilian baroque, Anthony Blunt (Weidenfeld and Nicolson Ltd., 1968)

LIENS

Hotels les pieds dans l'eau